Recherche immobilière en langage naturel : comment ça marche
La recherche immobilière en langage naturel consiste à trouver un logement en tapant une phrase telle qu'on la dirait à l'oral, par exemple « T3 à Lyon près d'une école sous 350 000 € », pour récupérer une carte filtrée et une liste d'annonces. Au lieu de cliquer dans dix menus déroulants, on décrit ce que l'on cherche, et le système extrait les critères de la phrase.
Ce type de recherche n'est devenu fiable que depuis deux ans environ. Les portails à base de filtres tiennent un pays, une langue et un schéma fixe. Qui achète à l'échelle européenne rencontre un autre problème : chaque pays nomme pièces, agencements et types d'annonce à sa façon, et la plupart des portails ne parlent qu'une langue. Seeki comble cette lacune.
Ce texte explique comment la recherche fonctionne dans les grandes lignes, pourquoi l'achat transfrontalier casse les filtres traditionnels et aux endroits où le système préfère poser une question plutôt que deviner.
Comment ça marche
Avant qu'une phrase ne devienne un résultat, elle passe par quelques étapes. D'abord le système lit la phrase et en extrait les éléments qui peuvent se rattacher à une base immobilière : un lieu, une intention d'achat ou de location, un type de bien, une fourchette de prix, un nombre de pièces, les équipements souhaités et les points d'intérêt à proximité. Ensuite il rapproche le nom du lieu d'un répertoire géographique hiérarchique européen, de sorte que « Paris », « Parigi », « París » et « Pariž » aboutissent tous à la même ville. Les critères deviennent une requête en base contre la place de marché, et les prix sont convertis en euros pour que les devises ne gênent pas. Le résultat est une carte et une liste paginée, et l'URL est réécrite sous une forme partageable que l'on peut mettre en favori ou envoyer.
Pourquoi cela pèse davantage en Europe que sur un marché national unique : les noms des unités d'habitation ne s'alignent pas d'un côté à l'autre des frontières. Un T3 français (séjour plus deux chambres) ne correspond pas tout à fait au « T3 » portugais, où le chiffre compte les pièces. En tchèque, on dit « 2+kk » ou « 3+kk » selon que la kitchenette fait partie du séjour. En allemand « Drei-Zimmer-Wohnung », en italien « trilocale », en polonais « M3 ». Aucun de ces termes ne se résout en changeant un mot dans un menu déroulant. Le même problème touche les types d'annonce (« à vendre » contre « à louer », jusqu'à voir « te koop » / « na sprzedaż » / « for sale » / « in vendita » / « zum Verkauf » : plusieurs langues, une seule intention) et les catégories de bien.
La recherche par phrase évite tout cela en traitant la question comme de la langue et le résultat comme de la donnée. L'utilisateur parle le vocabulaire de son propre marché, le système le traduit dans son schéma canonique et ne cherche qu'à ce moment-là. Le même mécanisme tient le cas transfrontalier : une acheteuse française cherchant une maison de vacances peut écrire en français « maison avec piscine près du lac Balaton sous 300 000 € » et recevoir des annonces de Hongrie, prix en euros et filtres habituels.
Un exemple détaillé
| Étape | Ce qui entre | Ce qui sort |
|---|---|---|
| Lire la phrase | « T3 à Lyon près d'une école sous 350 000 € » | lieu : Lyon, achat ou location : achat, type : appartement, agencement : T3, prix max. : 350 000 €, à proximité : école |
| Résoudre le lieu | « Lyon » | la page de Lyon dans votre langue |
| Filtrer la place de marché | les critères ci-dessus | appartements à Lyon qui correspondent aux filtres |
| Rendre | les annonces concordantes | carte et liste avec une URL partageable |
Une phrase dans une autre langue suit le même chemin : « Mieszkanie dwupokojowe w Warszawie do 400 000 zł » aboutit à la page des appartements de Varsovie, le prix converti en euros en interne.
Où le système demande de l'aide
Une recherche par phrase ne vaut que ce que vaut sa façon de traiter les demandes vagues ou impossibles. Trois cas reviennent régulièrement.
Si la phrase ne porte pas sur l'immobilier, le chat redirige poliment et l'utilisateur continue à taper. Si la phrase porte bien sur l'immobilier mais que le nom du lieu ne correspond à rien dans le répertoire (un village inconnu, un pays non couvert, une faute de frappe qu'on n'a pas su rattraper), le chat demande une ville ou une région proche plutôt que de proposer une ville dans le mauvais pays. Si à la phrase il manque un critère exploitable (« je veux un bel appartement »), le chat pose une seule question de suivi ciblée : quelle ville, quel budget, achat ou location.
Ces garde-fous existent parce qu'une valeur par défaut posée en silence est pire qu'une question supplémentaire. Un moteur qui renvoie sans broncher la mauvaise ville rate son objet au pire moment possible.
Questions fréquentes
Cela fonctionne-t-il dans ma langue ?
Cela fonctionne en anglais, tchèque, slovaque, allemand, néerlandais, polonais, espagnol, italien, portugais et français. La requête peut être rédigée dans n'importe laquelle, la réponse revient dans la même langue, avec des annonces de tous les marchés couverts, quelle que soit la langue d'origine de chaque annonce. Titres et descriptions sont traduits à la demande dans la langue choisie.
Que se passe-t-il si ma requête est trop floue ?
Le système le dit plutôt que de deviner. Le chat renvoie une courte question de suivi (« quelle ville ? », « quel budget ? », « achat ou location ? ») et attend. Une seule passe de clarification suffit en général à produire une recherche utile. Pour celles et ceux qui préfèrent cliquer, la page de résultats conserve tous les filtres. La recherche par phrase est l'entrée, pas le seul chemin.
Peut-elle trouver des annonces près d'une école, d'un arrêt ou d'un parc ?
Oui. Si on le mentionne dans la phrase, le système en extrait la contrainte POI et réduit les résultats aux annonces à distance de marche du point d'intérêt correspondant. Sont reconnus écoles, crèches, arrêts de métro et de tram, parcs, supermarchés, hôpitaux et quelques autres catégories.
Comment gère-t-elle les différents systèmes de comptage des pièces ?
Le modèle connaît les conventions locales. Le « T3 » portugais et le « Drei-Zimmer-Wohnung » allemand aboutissent à la même valeur interne d'agencement, et la requête en base traite les deux cas pareil. Pas besoin d'apprendre la terminologie d'un autre pays pour y chercher.
Que se passe-t-il après les résultats ?
L'URL est partageable et indexable, donc on peut la mettre en favori ou l'envoyer. En affinant la recherche (changer le prix, ajouter un filtre, déplacer la carte), on reste sur la même page, le modèle de langage n'est pas rappelé. Cliquer sur une annonce ouvre la fiche du bien avec des biens similaires sur la carte, le tout dans votre langue.
Le modèle de langage décide-t-il quel bien est le meilleur ?
Non. Il n'extrait que ce qu'on lui a demandé. Le tri et le filtrage se font en base contre des critères objectifs (prix, emplacement, nombre de pièces, données propres de l'annonce), et non contre la préférence d'un modèle. Le système est un traducteur de phrase vers filtres, pas un moteur de recommandation.
Seeki est la place de marché, la recherche par phrase est l'une des portes d'entrée. Pour comprendre comment varient prix et offre à travers le continent, le panorama des prix pour la Tchéquie montre des €/m² actuels par région, et l'analyse de Prague par arrondissement explique comment une seule ville peut contenir cinq paliers de prix à la fois.